The Velvet Underground New York Extravaganza

Catalogue de l’exposition à la Philharmonie de Paris


195 x 205 mm
224 pages
Album relié
39 €
ISBN 9782373680157


Au cœur des avant-gardes des années 1960, la rencontre entre Lou Reed, John Cale, Sterling Morrison et Moe Tucker annonce une révolution musicale sans précédent. Le Velvet Underground : une association survoltée, nourrie par les arts plastiques, la poésie et la performance scénique, mais aussi par la transgression sexuelle, les paradis artificiels et le renversement des normes sociales.
À partir de documents d’archives, inédits pour la plupart (photos, photogrammes de films, pochettes, affiches, fanzines, lettres, témoignages, poèmes), ce livre restitue l’expérience sonore, visuelle, émotionnelle de la scène underground new-yorkaise, là où toutes les extravagances étaient permises. Il explore la genèse et l’histoire de ce groupe ignoré par le succès durant sa brève existence (1965-1970), malgré sa collaboration haute en couleur avec Andy Warhol. Trop précurseur, trop transgressif, et désinhibé pour son époque, le groupe reste à ce jour un véritable phénomène culturel et continue de fasciner son public.

Christian Fevret, journaliste et critique, est le cofondateur, en 1986, des Inrockuptibles, qu’il a quittés en 2010.

Carole Mirabello est productrice de fictions et de documentaires pour Un Monde meilleur.

The Velvet Underground New York Extravaganza

Presse

Si le Velvet est l’archétype du groupe culte, il ne prête pas à l’exhibition de reliques. Peu d’objets personnels, aucun instrument. Seul un costume en velvet (« velours ») vert de Morrison satisfera les amateurs de memorabilia et les clients des Hard Rock Cafe. Pour autant, les commissaires Carole Mirabello et Christian Fevret, Matali Crasset et Nicolas Rouvière pour la scénographie, ont réussi à montrer beaucoup dans un parcours à la fois chronologique et thématique. Et l’ont fait avec un louable souci pédagogique.

Bruno Lesprit et Sylvain Siclier - Le Monde - 31/03/2016

Prototype du groupe culte, la formation va donner un virage décisif du rock, dans les années 1960. La Philharmonie lui consacre une belle exposition. Cruellement sous-estimé pendant ses quelques saisons d’activité à la fin des années 1960, le Velvet Underground est considéré, depuis le début de la décennie 1980, comme une des formations les plus influentes du rock anglo-saxon. « Peu de gens ont acheté leur premier album mais chacun d’entre eux a formé un groupe », dit la fameuse citation, vraisemblablement due au musicien britannique Brian Eno. N’est-ce pas la définition parfaite du groupe culte ? L’influence de cette aventure musicale sur la culture contemporaine est aussi inestimable que les chiffres de vente de leurs disques ont été faibles à leur sortie, entre 1966 et 1970. Après avoir été un sérieux handicap, la singularité même du groupe a constitué un impressionnant passeport pour la postérité. (…) Il fallait tout l’enthousiasme de Christian Fevret, commissaire de l’exposition avec Carole Mirabello, pour montrer les circonstances de l’existence du Vmevet Underground. « L’esprit libérateur du groupe n’est pas circonscrit à une époque, insiste-t-il. Cet esprit, des personnes comme Bowie ou Etienne Daho s’en sont toujours réclamées. Et les générations successives sont toutes venues au Velvet Underground. » Fondateur et ancien directeur de la rédaction des Inrockuptibles, Fevret a largement contribué à la reconnaissance post-mortem du groupe. En 1990, sa revue est choisie pour rédiger le catalogue de l’exposition Andy Warhol de la Fondation Cartier, qui verra la première reformation du groupe. (…) Avant d’être accroché dans le bel espace de la Philharmonie, le destin du Velvet se confond avec le skyline du New York du milieu des années 1960. Aucun autre endroit n’aurait pu engendrer ce rock abrasif, dérangeant et ambitieux que le Grosse Pomme, où résonne un bouillonnement créatif incomparable. La première salle d’exposition offre une reconstitution de la ville à travers de sidérantes photographies de Fred McDarrah, qui saisit dans son objectif les figures du moment pour The Village Voice : Jack Kerouac, Moondog, Bob Dylan, Woody Allen, Diane Arbus, Susan Sontag. Charles Mingus…

Olivier Nuc - Le Figaro - 29/03/2016

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